Tout ce qui concerne le chamanisme authentique est une affaire sérieuse, tenue secrète par les chamanes eux-mêmes, et très fermée à toute divulgation.
A l’heure actuelle, il ne subsiste que très peu de vrais chamanes en Sibérie – principalement dans l’Altaï, la Touva et la Kakhasie. Ils vivent dans des lieux très difficiles d’accès et n’échangent pratiquement pas avec le monde extérieur, dans le but de conserver leur Force et leur pouvoir, et d’éviter d’appauvrir leur propre information en la divulguant.
De sorte que tout le chamanisme qui se donne à voir à découvert n’est en fait que techniques superficielles ou démonstrations obéissant le plus souvent à des fins commerciales. Les « chamanes « qui se réunissent pour pratiquer en groupe et publiquement espèrent combler leur manque de force en se regroupant. Le vrai chamane, au contraire, s’isole afin que personne ne lui vole sa force.
Dans l’Altaï, il y a encore quelques chamanes initiés qui transmettent leurs connaissances à de très rares élèves de leur choix, en qui ils ont reconnu la capacité de pouvoir accéder à leur « Corps de Lumière» .
Le processus initiatique
A l’origine, il y a 120.000 ans, les chamanes avaient un corps de feu. Des problèmes ayant surgi dans leur monde, ils sont venus se cacher dans notre monde, où ils ont rencontré de graves difficultés liées à leur matérialisation dans ce monde.
Un chamane ne peut disposer de la Force, que s’il détient les 49 corps subtils, qui sinon vivent séparés et sans conscience.
Le travail d’acquisition du « Corps de Lumière» se pratique dans la solitude absolue d’un lieu reculé, coupé de tout – généralement une grotte- pendant 1 mois lunaire, sans rien manger et avec très peu d’eau.
Il y a deux techniques de base :
- attraper son souffle ;
- attraper sa conscience.
1) Attraper son souffle
C’est acquérir son propre centre et le réunir avec ses reflets qui vivent séparément – ses doubles.
Pour pouvoir travailler avec ses 49 corps, le futur chamane réduit sa respiration, crée un certain rythme respiratoire dans son centre et plonge à l’intérieur de son corps.
La respiration devient externe et les 49 corps peuvent se manifester. Ils sont subordonnés aux structures du monde démoniaque.
En réunissant ces 49 corps, le futur chamane les libère des mondes démoniaques. Mais réussir dans cette entreprise n’est pas donné à tout ceux qui la tentent – la plupart deviennent fous et/ou meurent.
2) Partir à la chasse de sa propre conscience.
Ceux qui ont franchi la 1 ère étape doivent ensuite entrer dans un processus d’auto construction, dont le but est la création de quelque chose qui soit en mesure de subordonner le monde démoniaque.
Le futur chamane doit obliger ses 49 corps à travailler au rythme de sa conscience et il doit gouverner lui-même toutes ces structures, sans plus avoir aucun point faible à travers lequel les démons pourraient l’atteindre.
Il doit savoir travailler avec tous les centres énergétiques du Canal du bas et en affronter les risques.
Une fois que les 49 corps sont rassemblés et que la conscience est créée, le chamane développe les 7 plans de relation avec le monde; ces plans sont liés aux chakras, mais l’un d’eux est beaucoup plus bas et s’inscrit dans une hiérarchie qui utilise les plans démoniaques pour manipuler le monde humain.
Youri Lonshakov (extrait du séminaire du à Paris)

















C’est d’ailleurs au iakoute que le russe aurait emprunté le mot même de taïga ; un mot lourd des sensations qu’il draine : vertige des grands fûts dressés, ivresse des solitudes sauvages que traversent des bêtes fugaces, angoisse du silence et des craquements qui le rompent, terreur obscure de menaces latentes. Un mot évocateur, aussi , d’un monde clos, insondable, immense et glacé…